Garel Decision Prendre rendez-vous
  1. Accueil
  2. Instruments
  3. Bail emphytéotique administratif
Instrument · CGCT, L1311-2, L1311-3 ; code rural, L451-1

Bail emphytéotique administratif : confier un bien pour longtemps.

Un bien immobilier de la collectivité est confié à un preneur, pour plus de dix-huit ans et quatre-vingt-dix-neuf au plus, en vue d'une opération d'intérêt général relevant de sa compétence. Le preneur a un droit réel, peut hypothéquer pour financer, et ne peut pas être payé pour acheter à la place de la collectivité.

Illustration isométrique : un terrain avec un grand bâtiment neuf, une frise d'années au bord de la parcelle, un petit bâtiment public tient une clé.
Qui paie
Le preneur finance et réalise l'opération
Qui porte le risque
Le preneur
Durée
Plus de 18 ans, 99 ans au plus
Choix du partenaire
Pas de procédure de commande publique, mais une sélection si l'occupation est économique
En pratique

Quand y recourir, quand l'éviter.

Y recourir quand

  • Un terrain ou un bâtiment peut accueillir une opération d'intérêt général portée et financée par un tiers.
  • L'opération demande un temps long, avec un investissement à amortir.
  • La collectivité veut récupérer le bien et ses constructions au terme.

L'éviter quand

  • La collectivité veut des travaux, fournitures ou services pour son compte : c'est la commande publique.
  • Il s'agit de confier un service public : c'est une concession.
  • L'occupation est courte : un titre d'occupation suffit.
Comment ça se passe

5 étapes, dans cet ordre.

  1. La qualification

    Vérifier que l'opération est d'intérêt général, relève de la compétence de la collectivité, et n'est pas un achat déguisé.

  2. La sélection du preneur

    Si l'occupation permet une exploitation économique, une sélection préalable avec publicité.

  3. Le bail

    Durée, obligations, sort des constructions, conditions de cession et d'hypothèque.

  4. Le financement

    Le preneur peut hypothéquer ses droits pour financer les ouvrages ; le contrat d'hypothèque est approuvé par la collectivité.

  5. Le terme

    Le bail ne se prolonge pas par tacite reconduction.

Les textes

Les règles qui s'appliquent.

Chaque article est cité dans sa version en vigueur, vérifiée sur Légifrance.

L1311-2CGCT

Le principe et sa limite

Pour une opération d'intérêt général ; jamais pour des travaux, fournitures ou services avec un prix ou un droit d'exploitation pour le compte d'un acheteur.

L1311-3CGCT

Les conditions du bail

Cession avec agrément, hypothèque réservée au financement des ouvrages, compétence du juge administratif, rémunération décomposée si la collectivité paie.

L451-1Code rural

La durée

Plus de dix-huit ans, quatre-vingt-dix-neuf au plus, sans tacite reconduction ; un droit réel susceptible d'hypothèque.

L2122-1-1CGPPP

La sélection préalable

Si le bien est une dépendance du domaine public et que l'occupation est économique, le preneur est choisi après publicité.

Les pièges

Là où le montage se fragilise.

Un achat déguisé

Si la collectivité reçoit en réalité des travaux ou des services contre un prix ou un droit d'exploitation, le bail ne peut pas être utilisé.

Une cession mal encadrée

Les droits ne se cèdent qu'avec l'agrément de la collectivité, et pas si les obligations de sélection s'y opposent.

Oublier le terme

Sort des constructions, état du bien, dévolution : à écrire dès la signature pour dans cinquante ans.

Ce que nous faisons

Choisir, construire, faire tenir.

Nous travaillons pour une seule partie par opération : la collectivité, ou l'entreprise.

  • Vérifier que le montage est bien un bail et non un achat.
  • Organiser la sélection du preneur.
  • Construire les clauses de durée, de cession et de fin de bail.
  • Comparer le bail aux autres montages possibles.
Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande.

Quelle durée pour un BEA ?

Plus de dix-huit ans et quatre-vingt-dix-neuf au plus, sans tacite reconduction (code rural, L451-1).

Peut-on utiliser un BEA pour faire construire un équipement public ?

Pas s'il s'agit de faire réaliser des travaux ou des services pour le compte de la collectivité contre un prix ou un droit d'exploitation : c'est alors la commande publique (CGCT, L1311-2).

Le preneur peut-il emprunter ?

Oui, en hypothéquant ses droits, uniquement pour financer les ouvrages du bien loué ; le contrat d'hypothèque est approuvé par la collectivité (CGCT, L1311-3).

Parlons de votre projet.

Un premier échange pour comprendre le projet et vous dire si ce montage est le bon. Ou écrivez-nous : contact@gareldecision.com

À lire

Pour aller plus loin.